The DIY Economy in Haiti, Housing Market Edition

kay ayiti

In my last piece at medium, I write about the Haitian housing market and why middle class Haitians are literally building their houses by themselves:

The reality is that if you want to stop paying a landlord rent and invest in what is widely seen as the biggest asset many families in the world will ever possess, there isn’t much you can do. You will have to build the place you call home anew, by yourself. And by build, I don’t mean just hiring a construction firm to do the job.

You’ll have to look actively for a piece of empty land, buy that land after checking extensively whether the seller is the genuine owner, hire masons and a foreman and – if you’re wealthy enough – a civil engineer or an architect. You will also have to shop for your own cement, sand, cinder blocks, rebar, and other necessary building materials. On top of that, don’t forget to add regular meetings with the foreman as well as frequent visits to the construction site to make sure that sacks of cement or stacks of rebar are not being stolen. The activity is so time consuming that employees sometimes have to take a leave of absence from their jobs so they can spend a few weeks inspecting what is happening on the construction site.

The the whole thing is here.

Photo by Action Haiti, Équipe Antonio

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Why Isn’t Private Education Delivering Better Results in Haiti?

Hitler school

In my last piece for Medium, I write:

How could this happen? One possible culprit may be some form of moral hazard, a situation where a person acts less carefully than she otherwise would because she doesn’t face the full consequences and responsibility of her actions. Private schools in Haiti, for instance, may not have strong incentives to carefully select the best teachers they can, pay them highly enough, and adequately monitor their work so they can provide the best instruction possible given the resources available. Why? Because it would be costly to do so, while it is hard for parents to assess how much their children are learning at school. Indeed, it may be especially hard for parents to do that while many of them have received little or no education themselves. As parents have difficulties assessing the quality of the education they are paying for, schools have little incentive to invest in quality instruction. Furthermore, they won’t be held accountable when, for instance, former students fail to find a “good” job on the labor market because they don’t have the minimum skills that should come with the completion of secondary school.

You can read the whole thing here.

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Pourquoi les philippins ont la cote auprès des patrons haïtiens?

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Ils supervisent la caissière au supermarché, sont à la tête d’un peloton de serveurs à ce restaurant de Pétion-Ville, s’occupent des réservations à cet hôtel de la Côte des Arcadins. Ils (ou plutôt elles, tant ce sont de plus en plus des femmes), ce sont les philippins.

Vingt ans auparavant ils étaient mécaniciens ou techniciens spécialisés au parc industriel, à Labadie ou d’autres entreprises de la place. Voilà déjà quelques années qu’on les voit à des postes non techniques, en particulier comme superviseurs. Les filipinos ont gagné la confiance des patrons haïtiens, ils ont désormais la cote.

Comment donc expliquer la préférence des employeurs pour ces travailleurs venus d’Asie? Pour les filipinos travaillant comme techniciens spécialisés, la réponse est simple. Ils contribuent à combler le déficit de main d’œuvre spécialisée en mécanique, électricité et autres domaines nécessaires à la bonne marche des entreprises d’ici.

Dans d’autres cas, la réponse est moins évidente. Pour certains, les différences culturelles entre haïtiens et philippins rendraient ces derniers particulièrement attractifs pour les employeurs. Selon cette hypothèse, ces différences culturelles conduiraient les philippins à être moins familiers avec leurs collègues haïtiens, ce qui ne manquerait pas de faciliter leur tâche de superviseurs où il faut parfois prendre des décisions difficiles et sanctionner des subalternes.

Vu qu’une bonne partie des filipinos dans les postes de contrôle et de supervision soient des femmes, il se pourrait également que nombre d’entre elles soient des compagnes de ceux travaillant comme électriciens ou mécaniciens. Le couple bénéficiant déjà du salaire de l’homme, elles seraient alors prêtes à travailler pour un salaire moindre que ce qu’aurait réclamé un haïtien pour contrôler les stocks au supermarché par exemple.

Il ne faudrait surtout pas oublier que les Philippines ont longtemps choisi d’encourager activement le travail à l’étranger de leur main d’œuvre en panne de débouchés suffisants dans l’archipel. Il existe même un organisme d’état, la Philippine Overseas Employment Administration¸ chargé de trouver des débouchés à l’extérieur pour des candidats à l’émigration et de superviser les agences privées de recrutement.

En effet, de nombreuses agences philippines privées recrutent infirmières, femmes de chambre et autres techniciens intéressés à tenter leur chance outre-mer. Leurs destinations de prédilection : l’Arabie Saoudite ou d’autres pays asiatiques comme Taiwan ou le Japon. Des fois, le recrutement tourne  au cauchemar comme dans le cas de ces filipinos amenés en Haïti en 2010, à qui des recruteurs peu scrupuleux avaient fait croire qu’ils iraient travailler dans de grands hôtels de plage quatre étoiles pour des salaires entre $ 2000 et $ 3000. Salaires qu’ils n’ont, bien entendu, jamais reçu.

Ceci étant dit, à la question de savoir pourquoi les philippins ont la cote auprès des employeurs, je suis tenté de répondre par une combinaison des facteurs cités plus haut. J’imagine qu’il pourrait y avoir d’autres causes. Ce serait quoi d’après vous ? Y répondre permettrait peut-être d’identifier des caractéristiques  à développer au sein de la main d’œuvre locale afin de la rendre plus attractive auprès des  entreprises.

Photo: Wikimedia Commons

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Education in Haiti: Does the Push for More Students Lead to Less Learning?

timoun lekòl

I have written an article for Medium about how enrolling more students in school in Haiti may have lead to less learning:

… more children in low-income countries may be going to and staying in school, but few students are meeting basic competency levels in reading, math and science. In Guinea-Bissau, for instance, while the school enrollment rate was 73 percent, one survey showed that “only 27% of the children were able to add two single digits, and just 19% were able to read and comprehend a simple word.”

The situation in Haiti is likely to be similar, but moreover, there is mounting anecdotal evidence that the increase in enrollment and school completion has been done at the expense of the quality of education provided.

You can read the whole thing here.

Photo by Bernard Chérélus

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KayTiKal retounen/ KayTiKal est de retour/ KayTiKal is back

Eh oui ! Trois ans et quelques bouteilles de Prestige après, KayTiKal est de retour. Je bloguerai an kreyòl, en français and in english tout en essayant de garder un rythme de publication acceptable.  J’ai donc laissé tomber l’ancienne plateforme sur Blogspot et publie désormais à partir de WordPress. Le site sera amélioré peu à peu. Wi, ou kapab kòmante an kreyòl, en français and in english, of course.

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Brèves réactions sur le plan se sauvetage national

Le plan stratégique de sauvetage national proposé par différentes personnalités haïtiennes est une heureuse initiative. Dans la circonstance qui prévaut depuis le 12 janvier, on ne peut qu’encourager nos compatriotes à réfléchir et à proposer des solutions aux nombreux problèmes que confronte Haïti. Cependant, on doit regretter que le plan proposé (tout au moins la partie qui concerne le developpemnet économique) reproduise les mêmes faiblesses d’autres plans bien avant lui. Quelles sont ces faiblesses ?

Trop souvent le plan parle d’un objectif sans indiquer COMMENT cet objectif sera réalisé. Exemples : les auteurs parlent d’ « augmenter les capacités exportatrices du pays », d’ « attirer les investissements directs étrangers », d’ « améliorer l’environnement des affaires » ou encore de « gérer toutes les formes de déchets produits par des catastrophes naturelles » sans rien dire sur COMMENT s’y prendre pour atteindre de tels objectifs. Idem pour les recommandations concernant le secteur touristique. Les auteurs reprennent des vœux pieux comme « augmenter le nombre d’hôtels » ou « dynamiser le tourisme local » toujours sans décrire les moyens pour y arriver. La liste ne s’arrête pas là et les exemples d’objectifs sans description des moyens à utiliser pour les atteindre abondent. C’est là le principal défaut du document.

Le plan propose également de créer des organismes dont on se demande qu’elle sera leur apport par rapport aux autres organismes déjà existants. Parmi les organismes proposés : une Agence Nationale pour le Développement du Tourisme (dont on se demande quelle serait la différence avec le Ministère du Tourisme) et un Haut Commissariat à l’Intelligence Économique (quel rôle pourrait –il jouer que le ministère du commerce ou de l’économie serait incapable d’assumer?).

Le document fait 173 pages et gagnerait à être plus court. Une bonne partie du texte ne reprend que des faits déjà connus. Il est vrai qu’un rappel de la situation peut toujours être utile, mais le plan aurait gagné en clarté s’il s’intéressait beaucoup plus aux moyens à mettre en œuvre pour parvenir aux buts fixés, au lieu d’énumérer des objectifs sur lesquels il y a déjà un certain consensus.

Ceci dit, que faire face aux défis énormes de la reconstruction ? Quel plan suivre ? À notre humble avis, le rapport présenté par Paul Collier en janvier 2009 peut toujours être un bon point de départ. Bien entendu il n’est pas exempt de faiblesses et devrait être ajusté à la situation qui se présente à nous depuis le 12 janvier. Collier a également écrit un article qui adapte des arguments de son rapport à la situation post 12 janvier. Dans un prochain post, nous reviendrons sur le rapport Collier et comment on pourrait s’en inspirer.

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Des personnalités haïtiennes proposent un plan stratégique de sauvetage national

Rudolph Boulos, Marc Bazin, Leslie Péan, Jessie Cameau Coicou, Sauveur Pierre Etienne (entre autres) proposent un plan stratégique de sauvetage national. Vous pouvez accéder au document ici.

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